Modélisations rationnelle et non entière de la dynamique du conducteur. Partie 2 : retour proprioceptif par une approche ensembliste


Firas Khemane1, Rachid Malti1, Xavier Moreau1, Jean-Luc Mermoz1

1Laboratoire de l'Intégration du Matériau au Système, Université de Bordeaux

Les études concernant l’interaction homme-machine sont devenues nécessaires dans l’industrie automobile ces dernières années. En effet le développement des lois de commande permettant de garantir la sécurité du conducteur et du véhicule ont gagné de l’importance, d’où la nécessité de se focaliser de plus en plus sur le comportement du conducteur. Les études de suivie de trajectoire sur un, voire plusieurs, individu(s) montrent que les réactions (ou réponses) recueillies ne sont jamais identiques. Elles varient non seulement d’un conducteur à l’autre mais aussi d’une expérience à l’autre pour le même conducteur. Il est alors préférable de rechercher un ensemble de modèles faisables d’un, voire plusieurs, conducteur(s) plutôt qu’un modèle unique. Dans la première partie de cette étude [1], le retour passif du conducteur ainsi que la liaison mains/volant ont été déterminés en se basant sur des modèles comportementaux proposés dans la littérature. Ces modèles, ne nécessitant pas de réaction du conducteur, présentent une faible dispersion. La deuxième partie de cette étude se focalise sur la modélisation du retour proprioceptif du conducteur qui subit des perturbations exogènes de type rafale de vent et qui doit maintenir le volant sur une position de référence sans retour visuel (yeux fermés). Dans la mesure où le conducteur présente des variations réactionnelles significatives d’une expérience à l’autre, il est préférable d’estimer un ensemble de modèles faisables pour ce retour proprioceptif au lieu d’un modèle unique. L’approche ensembliste est utilisée à cet effet, sachant que l’objectif est d’identifier un ensemble de modèles faisables (approximation extérieur) d’individus sains. Compte-tenu de la variabilité des mesures et donc des modèles d’une expérience à l’autre ou d’un individu à l’autre, il va de soi que certaines expérimentations ne pourront pas être reproduites par l’ensemble faisable identifié. L’objectif est, à moyen terme, de pouvoir diagnostiquer des individus présentant un comportement anormal lorsque le modèle identifié se trouve à l’extérieur de cet ensemble faisable.



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